AlterIAS logo
PDF Imprimer

Témoignages

Dans cette page nous donnons la parole aux professionnels de l'horticulture qui ont adopté le Code de conduite sur les plantes invasives. Ils se sont engagés à ne plus utiliser certaines plantes exotiques envahissantes, à informer le public ou les clients sur les risques que ces espèces représentent et à proposer des plantes alternatives non invasives. Nous les remercions pour cet engagement, ainsi que tous les autres partenaires qui contribuent activement à notre objectif d'information, de sensibilisation et de préservation de la biodiversité...

 

logo_louveigne_web

Frédéric Droeven, pépiniériste

Les Pépinières de Louveigné

www.lespepinieresdelouveigne.be

fred_droeven_web


« Suite à notre engagement, nous avons installé le matériel didactique dans notre magasin. Chaque jour nous tentons à travers notre profession de donner à notre clientèle les informations les plus adéquates et professionnelles possibles. Nous sommes producteurs et à ce titre, notre rôle est plus vaste que la simple vente de végétaux. Nous constatons d'ailleurs que presque tous les horticulteurs inscrits sur le réseau AlterIAS sont des membres actifs de l'asbl 'Horticulteurs et Pépiniéristes de Wallonie'. Notre démarche commune de qualité et de production propre nous pousse à orienter notre clientèle vers les choix les plus judicieux.

Pour illustrer ce cas, une anecdote qui démontre notre rôle dans ce processus informatif: Le 11 juin, nous recevons de la part d'un de nos clients professionnels, architecte paysagiste au sein d'une entreprise de renom, une commande très importante de plantes aquatiques à livrer le 15 juin. Cette commande est l'aboutissement pour la société en question d'un long chantier prestigieux qui remplit une bonne partie du chiffre d'affaire de 2012. Etant moi-même architecte paysagiste de formation, mon jeune collègue me demande d'examiner sa demande. Nous constatons que son plan de plantation contient 84 'Jussia grandiflora'
(synonyme de Ludwigia grandiflora). Je me permets de lui téléphoner pour l'avertir du problème, du retrait de la vente de cette plante. Il me répond avoir fait son choix sur base du meilleur catalogue disponible, celui de Mr Jurdant, fondateur de la societé Aqua production. Je l'avertis alors qu'il s'agit de l'ancien catalogue et que la société Aqua production s'est engagée comme nous à ne plus commercialiser cette plante invasive. Nous remplaçons alors dans le plan de plantation les jussies par des 'Butomus umbellatus'. Voici comment un jardin privé a été protégé d'une plante invasive par l'intervention de 3 sociétés professionnelles: un architecte paysagiste consciencieux, un pépiniériste averti et un producteur engagé.»

F. DROEVEN


logo_roselaere_web


Griet Buyse, gestionnaire publique

Ville de Roseleare

www.roeselare.be

griet buyse stad roeselare_web

« Comment aborder le thème des plantes invasives en tant que ville ou commune ? Ce fut pour moi la question la plus importante après que nous ayons établi la liste de consensus du Code de conduite avec les groupes de travail. En effet, pour que le projet AlterIAS soit considéré comme un succès, les efforts ne doivent pas s’arrêter à cette liste. C’est ici que commence la véritable histoire pour nous, les communes. Que pouvons-nous faire exactement dans nos villes et communes ?

En premier lieu il faut bien entendu signer ce Code de conduite et ne plus acheter les plantes qui figurent sur cette liste. La limitation d’usage peut également s’imposer par le biais de prescriptions dans les cahiers des charges des marchés publics (pour les entreprises sous-traitantes, les bureaux d’études, etc.), mais aussi en faisant connaître cette liste au public à travers des fiches d’information, le site Internet de la ville, etc. Tout cela est relativement facile à mettre en oeuvre. Mais comment porter le sujet à une plus large audience ? Comment impliquer directement la population ? A la ville nous avons commencé en tenant un stand d’information lors de l’ouverture des ‘Pastoorsbos’
[un projet d’aménagement de la ville de Roeselare]. L’intérêt était assez marqué. Mais pour mieux convaincre les gens, nous étions d’avis de travailler à des échelles encore plus petites, davantage orientée vers les quartiers. C’est pourquoi nous avons abordé le sujet dans un quartier résidentiel, dans le cadre d’une soirée d’information consacrée à un thème ‘vert’, écologique, et nous avons remarqué que les gens étaient à l’écoute. Surtout quand on les informe sur la quantité de travail supplémentaire et d’argent que représente la gestion de la berce du Caucase ou de l’hydrocotyle fausse renoncule pour une ville ou une commune. La brochure ‘Des alternatives aux invasives’ a été très bien reçue et constitue un bon guide pour le public. Au final, quand vous voyez que les gens veulent spontanément signer le Code de conduite en tant que particulier [amateurs de jardinage], alors on se dit que nous sommes sur la bonne voie… »  

G. BUYSE
Témoignage traduit du néerlandais